Le contrat d’assurance-vie multisupport et la pertinence des unités de compte

A la fois solution d’épargne, outil de prévoyance et enveloppe fiscale, l’assurance-vie apparait encore comme le placement préféré des français, avec près de 22 milliards d’euros de collecte nette en 2018 et 16,7 milliards d’euros depuis le début de l’année, portant les encours totaux à près de 1755 milliards d’euros. Pour autant, en plus des idées reçues dont cette solution est victime, il n’est également pas toujours évident de comprendre, d’identifier et de choisir les supports d’investissement qui la composent.

Unité de compte = risque ?

Comme son nom l’indique, l’assurance-vie multisupport est un contrat d’épargne dans lequel peuvent se loger plusieurs supports d’investissement. On en distingue deux grandes catégories : les fonds en euros et les unités de compte.

Les fonds en euros, assez connus du grand public, sont des supports d’investissement nés de la mutualisation d’assurés. Ces fonds sont proposés et gérés directement par la compagnie d’assurance dépositaire et ont surtout la principale caractéristique d’être garantis en capital. Investis majoritairement en titres de créance d’états (indexés à de faibles taux d’intérêt) et soumis à des dispositions règlementaires importantes, les fonds en euros connaissent une baisse structurelle de leurs rendements depuis de nombreuses années. Ainsi, pour apporter une alternative complémentaire et tenter de générer une performance financière satisfaisante à moyen/long terme, les contrats d’assurance-vie multisupport proposent également des unités de compte.

Une unité de compte est, en somme, tout autre support d’investissement éligible au contrat d’assurance-vie, qui n’est pas un fonds en euros. Dès lors, on retrouve différentes typologies d’unités de compte : les fonds communs de placement, les fonds immobiliers, ou encore les produits structurés (ou fonds à coupons). Là encore, parmi ces « familles » d’unités de compte, se classent des sous-catégories, comme par exemple les fonds actions, les fonds obligations, les fonds flexibles, les SCPI, les EMTN, … Le choix est parfois très large, et sans connaissances, il peut être complexe de s’y retrouver et de faire les bons choix. En effet, même si par nature, une unité de compte n’est pas garantie en capital, le grand nombre de supports existants répond à tous les profils de risque, du plus prudent au plus dynamique. Ainsi, contrairement à ce que l’on peut lire et/ou entendre, on comprend que les unités de compte ne sont donc pas toutes assujetties aux mêmes facteurs de risque (certains étant même largement minimisés par nature).

Avec la décroissance inévitable, année après année, des rendements distribués par les fonds en euros (en moyenne +5,30% net en 2000 et +1,80% en 2018), la recherche de performance financière dans un contrat d’épargne devra logiquement s’opérer grâce aux unités de compte. Un regard averti sur ces dernières, et naturellement, le conseil d’un professionnel sur cette question, est indispensable.

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